14.07.2008
C'est lundi, c'est gargouillis (16)

Et comme tous les lundis, ça gargouille, ça gratouille, ça chatouille, mais surtout ça gargouille... évidemment !
Une collection de trois photos de la façade de la Maison de Bois à Mâcon. Pas des gargouilles à proprement parler, mais on retrouve bien nos petits délires médiévaux préférés.
La semaine prochaine, même thématique, mais c'est sur la façade du Tribunal d'Instance de Thonon-les-Bains.
A lundi prochain, ainsi, bande de petits gargouilleurs !

Un superbe spécimen ici d'hybride d'homme et d'animal, donc un centaure. Mais les spécialistes diraient peut-être un onocentaure (homme-âne)... ou alors bucentaure (homme-taureau). A moins, bien sûr, que ce ne soit un simple et classique hippocentaure !
18:34 Publié dans C'est lundi... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gargouille, moyen-Âge, église, monstre, chimère, lundi, nicolas le breton
13.07.2008
Le Poëme Monstrueux du 13 : Démon
Démon
Plus haut qu'archevêque, plus haut que chanoine,
Plus haut que curé, et ouailles.
J'attends mon heure, et la faille.
07:45 Publié dans Poëmes Monstrueux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poème, poésie, littérature, monstre, imaginaire, moyen-âge
07.07.2008
C'est lundi, c'est gargouillis (15)
Et voilà ! Comme on dit chez les gargouilles : gnâaaaaa !
15:29 Publié dans C'est lundi... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gargouille, moyen-Âge, église, monstre, chimère, lundi, nicolas le breton
27.06.2008
Contributions
Il y a des gens qui collectionnent les capsules de bière, d'autres les paquets de chips... votre serviteur, ce serait plutôt les photos de gargouilles (nda : "non ? Pas possible !"). On ne se refait pas, n'est-ce pas ? Alors comme les amis finissent par connaître vos marottes, ils vous aident à compléter votre collection.
Voici donc une contribution d'Anne et Gérard.
Et une autre, particulièrement réussie, de la façade de la cathédrale Saint-Jean de Lyon par Minling.
19:00 Publié dans Visites guidées (gargouilles d'ici) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gargouille, moyen-Âge, église, monstre, chimère, lundi, nicolas le breton
25.06.2008
Toulouse (3)
Cathédrale Saint-Etienne de Toulouse, fin
Après le tour de l’église, je reviens sur mes pas pour en découvrir l’intérieur. Je pourrais rentre par le nord — une entrée m’y invite. Mais je choisis d’emprunter le porche occidental. Bien m’en prend.
On pénètre une grotte romane, la blancheur du vaisseau gothique dans le fond, ses élévations lumineuses prolongent cet magnifique contraste déjà admiré à l’extérieur
.
Le mobilier est relativement décevant. Les stalles sont d'un baroque tout à fait affligeant (dans le sens où le style baroque en entier est un moment affligeant de l'histoire de l'humanité — mais cela n'engage que moi). Que l'on me comprenne : Le XVIIe siècle et la Contre-Réforme laissent encore quelques bêtes traîner, tolérées de ci, de là. Mais depuis la Renaissance, le monstre est devenu un amusement, une convention drôlatique, bref, un simple jeu de l'esprit là où il parlait, au moyen-âge, aux plus profonds instincts du visiteur. Mais j'aurai l'occasion de reparler des grotesques renaissants... next stop, Rome !
Alors... ici un faune sous la miséricorde d'une stalle, là une sirène... On est dans le joli, le mignon voire le mignard, le moral, le gentil, le léché...
Oh, ne rechignons pas trop : la virtuosité de la réalisation est indéniable. Il manque simplement un peu de vrai folie, là où seule la convention et le soi-disant "esprit" écrasent tout.
Je prends quelques clichés, rapidement et, j'ai peur, avec pour résultat un flou qui n'a rien d'artistique. Mais mon train attend... fin de ce chapitre toulousain ! Jusqu'à une prochaine visite.
11:08 Publié dans Expéditions (gargouilles d'ailleurs) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gargouille, église, monstre, moyen-âge, toulouse
23.06.2008
C'est lundi, c'est gargouillis (13)
Cette semaine, une superbe vue, aérienne et onirique, de la tour sud-ouest de notre cathédrale Saint-Jean de Lyon. J'ai pris ce cliché deux jours à peine après que les échaffaudages aient été enlevés par l'entreprise de restauration. Tout cela pour dire... j'ai en stock un ensemble de photos qui pourraient former un beau reportage sur ce chantier, ayant pu m'introduire (avec la gentillesse du responsable des Bâtiments de France) dans ces hauteurs éthérées pour découvrir le travail qui y était fait. Allez, je m'y mets bientôt, à vous raconter tout cela, promis...
02:06 Publié dans C'est lundi... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gargouille, monstre, cathédrale, lyon
18.06.2008
Toulouse (2)
Cathédrale Saint-Etienne de Toulouse, suite
Gargouilles, gargouilles... Je m’amuse toujours un peu de cette obsession, de cette marotte plutôt, qui me poursuit depuis quelques années déjà. Mais quand même, quel plaisir c’est de découvrir à chaque fois quelque gueule tordue en levant le regard.Plus je fixe en images les monstres et les bêtes, plus je suis frappé de constater leur remarquable unité de style. Certes ce ne sont pas d’effrayantes chimères. Les ailes sont courtes, plaquées contre corps et surtout très sages, stylisées à l’extrême. Pas de violence, peu de relief. On est loin des églises du nord. Même « mes » gargouiles lyonnaises et viennoises me semblent plus vivantes. Mais je ne boude pas mon plaisir.
10:39 Publié dans Expéditions (gargouilles d'ailleurs) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gargouille, église, monstre, moyen-âge, toulouse
16.06.2008
C'est lundi, c'est gargouillis (12)
09:28 Publié dans C'est lundi... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gargouille, église, monstre, moyen-âge
13.06.2008
Le Poëme du 13 : Gaste Lande
Pleine Lune. Renversement du monde.
Sur une plaine d'éperons, ressac de pierres,
se dressent, indistincts,
boucs puants, lions grondants, sibyllins aigles.
Difformes, mi-dévorés encore.
Il est temps de s'échapper…
Bientôt, de leurs gangues ils seront extirpés.
18:52 Publié dans Poëmes Monstrueux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, poème, monstre, gargouille, moyen-âge
11.06.2008
Toulouse (1)
Cathédrale Saint-Etienne de Toulouse
novembre 2007
D’emblée, l’axe de la rue révèle l’entrée occidentale, et la tour-clocher. Ce doit être la troisième fois que la perspective s’offre à moi, depuis cette rue : chaque fois, une aspiration semble en provenir, comme si l’éclat du porche, ses ombres arrondies invitaient à s’engouffrer dans quelque grotte neigeuse. Puis l’œil est incité à suivre les linéarités massives, brun-orange, jusqu’à l’étrange incongruité du clocher méridional, dont les consoles baroques jurent, anachroniques, presque choquantes pour qui est peu habitué à ces jeux de cloches suspendues en plein air — il aura le temps de s’y faire, ce regard : ce ne sont pas les exemples qui lui manqueront, une fois averti, dans la région.
Gargouilles. Là-haut. Une image d’épinal vient à l’esprit — les poutres saillantes, sinistres silhouettes, où l’on laissait les condamnés à souffrir, puis déssecher, puis agoniser, offerts aux becs des corbeaux.
Un donjon roman — barlong, terrien, implacable.
D’un geste presque inconscient, j’ai tiré l’appareil de la sacoche, enlevé le capuchon, mis en position de visée, activé : ce faisant, je ne lâche pas mes proies du regard. C’est inutile bien sûr. Ce n’est pas comme si elles allaient bouger… Mais déjà je jauge les angles, la lumière. Je joue du zoom jusqu’à la résolution maximale.
Non, pas encore. Trop loin. Et puis… goûtons l’église dans son ensemble.
M’avançant de la rue jusque vers le parvis parcouru de voitures, bruyant, actif, je détaille, jauge, repère. Toujours mon attention revient vers le porche blanc. Puis, pendant de l’autre côté du clocher, une autre masse de briques vient rééquilibrer le bâtiment. Ce n’est que bien plus tard, observant les photos, que je comprends ce qui me fascine dans cette église bipolaire, contrastée. Que je plaque des mots sur la magie : les parties de brique ne connaissent presque pas la suave douceur des ogives, et même alors, noir sur thé, ne les remarque-t-on qu’à peine. Non, seule l’entrée, brodée et ajourée, semble connaître la grâce, et quelque subtilité.
Ce serait comme un mur puissant de cuivres, trompettes, cors hiératiques, enveloppant presqu’entièrement un chœur délicat de voix d’enfants. Ici, le terrestre est en haut, et le céleste en bas — rejeté sur le côté. Et encore, ce porche-là semble bien chtonien, et les voies noires qui l’habitent vibrent d’un message désespéré. Mais pourtant vaillant, et ascendant.
La rosace elle-même se trouve coupée net par la rambarde, percée au flanc par la pointe dentée du gâble inférieur. Elle semble peiner à remplir sa mission — nous chanter la perfection. Tel un sombre soleil levant sur une plaine de givre, elle n’est encore qu’un projet, qu’une idée, hésite, à peine soutenue par deux petits arc en cintre, écrasant dans sa lente ascension trois ogives paresseuses, qui ne veulent que se dévorer les uns les autres pour atteindre l’air libre.
Et ses pierres à la fausse virginité font angle sur la petite tour-horloge et sur le contrefort, grimpent. Veulent-elles agripper la brique, l’écarter, la fendre, la conquérir ? on ne sait. Même de loin, je vois bien que ma provende de monstres ne sera pas à trouver sur les appuis et les voussures ce cette entrée-là. Je soupçonnerais qu’on l’a refaite au XIXe siècle, d’ailleurs. A vérifier.
18:59 Publié dans Expéditions (gargouilles d'ailleurs) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gargouille, moyen-Âge, église, monstre, chimère, lundi, nicolas le breton














