13.07.2008

Le Poëme Monstrueux du 13 : Démon

Démon 

Diable.jpgPlus haut qu'archevêque, plus haut que chanoine,
Plus haut que curé, et ouailles.

J'attends mon heure, et la faille.

30.05.2008

Dédicace à Thonon-les-Bains (74)

1153938322.jpgJe serai en dédicace pour le roman ce samedi 31 mai à la librairie Majuscule, à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie). Pour en savoir plus sur le livre cela se passe ici... et sur la librairie, c'est .1527561402.jpg

23.04.2008

Dédicace Grolsch DEMAIN 24 avril

1153938322.jpgQu'est-ce qu'une "décicace grolsch" ? Tout simplement une dédicace informelle entre amis du forum de Markus, ou l'on boira entre autres de la bière de marque Grolsch. Vous êtes les bienvenus à partir de 17h30, rendez-vous à la boutique.

TEMPS-LIVRES, 8 rue d'Algérie, 69001 LYON
04 72 07 79 15





 

Dédicace à l'Association Renaissance du Vieux Lyon

1153938322.2.jpgC'est le JEUDI 22 MAI à partir de 17h30.

Adresse de la Renaissance du Vieux-Lyon : 50 rue Saint-Jean 69005 Lyon, 04 78 37 16 04

e-mail de contact rvl6@wanadoo.fr

Et pour le site internet, avancez votre mulot et rongez ici.

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20.04.2008

Monumental !

247593160.jpgAucun autre mot ne me vient à l'esprit. Monumental. De quoi parlès-je ? des "Piliers de la Terre" de Ken Folett. Le lecteur assidu de ce blog  (il doit bien y en avoir... un ou deux j'espère) a dû s'impatienter quelque peu de mon silence de ces derniers jours. J'ai été fatigué (épuisé ne serait pas un mot trop fort), et, une fois en repos... aspiré par une œuvre énorme, magnifique et impressionnante.

J'ai abordé le livre avec le même état d'esprit que pour le Da Vinci Code : comme une lecture quasi-obligatoire de travail. Je m'explique : un guide-conférencier digne de ce nom a des lectures nécessaires, dictées par les goûts du grand public pour lequel il travaille. Le Da vinci Code en était. Ce galimatias d'histoire de l'art torturée, pétri de politiquement correct, et d'une consensualité molle jusqu'à l'écœurement, ne m'avait laissé que la - mince - satisfaction d'un bon thriller pas trop mal construit. Il en fut autrement des Piliers de la Terre.

Il est meilleur que le Nom de la Rose, ce roman ! (que j'adore, mais quelle lourdeur didactique !). Il est entré directement en première place dans mon classement personnel des romans historiques (presque - il y a les Rois Maudits tout de même). Sans déflorer l'histoire, on suit les itinéraires entremêlés d'un bâtisseur de cathédrale (Tom) et de sa suite (Jack), d'un prieur obstiné et idéaliste (Philip) aux prises avec son supérieur corrompu et dévoré d'ambition (Waleran), du long duel entre un féodal incontrôlable (William) et une noble déchue (Aliena).

Peut-être quelques longueurs et une certaine lassitude se font-elles faites sentir sur les dernières pages. Mais sans doute est-ce dû au fait que je n'aie pas lâché le bouquin pendant trois jours. J'ai frisé l'indigestion.

La précision historique est certes émoussée par le romanesque. Mais comme beaucoup d'œuvres des maîtres romancier anglo-saxons, le sens du récit et des péripéties passe avant tout. Et si l'exactitude n'est pas stricto sensu au rendez-vous, Folett reste fidèle à l'esprit, sinon à la lettre. Il utilise de puissants archétypes qui articulent la trame de fond de la grande Histoire de l'Angleterre du XIIe siècle avec, n'hésitons pas à lâcher le mot, grâce. Le personnage de Jack, à lui seul, est magnifiquement pensé, comme un génie absolu qui met fin à une époque et en initie une autre, alors même qu'il passe pas les affres et les bonheurs d'un amour longuement contrarié (un peu trop d'ailleurs, plus d'une fois cela frise le pénible), gagne lentement en assurance et en expérience dans son métier de bâtisseur.

Alors oui, il ya des archétypes, quelques facilités. Mais quelques moments de belle decription de la nature humaine, au détour des pages? Bon, il ne faut pas demander à un orchestre philarmonique de faire de la musique de chambre, non plus... C'est un page-turner, un récit cadencé et calibré, pas une exploration des méandres du cœur humain...

Quelle claque ! Voilà un livre qui m'a remis en place. Allez, au travail !

 

14.04.2008

Une critique en ligne du roman

1153938322.2.jpgComme l'annonce le titre, une critique en ligne du roman est visble sur le site sitartmag.com. Vous pouvez commander l'ouvrage directement par le lien surligné ici. Pour plus de détails sur le contenu, cliquez dans le menu à droite sur la catégorie "Le roman (présentation et suppléments)" ou avancez votre mulot et rongez ici.

31.03.2008

Retour des Quais du Polar

1760059697.JPGMe voilà de retour, fourbu et heureux de ce week-end d'une grande intensité. Comme annoncé nous nous trouvions en effet mon camarade A-F Ruaud et moi-même en dédicace sur le stand de la librairie "Le Grand Guignol". Personnellement, je n'ai guère quitté la table de dédicace que pour aller faire la seconde visite "Monstres Cachés et Gargouilles" le samedi après-midi. C'est vrai qu'on dépense beaucoup d'énergie, mais on en reçoit aussi énormément, de la part du public. Et quel encouragement, quand on sent face à soi des personne enthousiasmées, intriguées, intéressées, soit par le concept de la visite, soit par le livre, voire les deux ! On pardonnera ces quelques lignes à leur auteur, encore rempli de la "naïveté" et de la fraîcheur de ses débuts. Cela dit, ayant eu la chance de partager occasionnellement la table de dédicace avec des grands noms... Jake Lamar ou (brièvement) Indridasson, on voit que, même chez des vieux briscards, la bonne humeur et la pêche sont communicatives.

Pour ma part, que de contacts pris, d'échanges sympas et ouverts et, ne boudons pas notre plaisir, d'exemplaires vendus. Un seul bémol à vrai dire. Une mère de famille m'a demandé si le livre était accessible à un enfant de 12 ans. Je dois avouer que, pris dans le mouvement, sans réfléchir, j'ai dit oui. Ce n'est qu'après coup que je me suis - tout de même - rappelé qu'il y a une scène de meurtre plutôt dure, et des moments peut-être difficiles émotionnellement dans cette histoire, pour un enfant. J'espère que le petit bout ne va pas être trop secoué. Je dois avouer que je m'en veux.

Note to self : c'est un bouquin pour ados ou adultes !

28.03.2008

L'auberge de la Jamaïque

 

1299779967.jpgDes fois, le hasard, les rencontres, les amis vous amènent à des lectures auxquelles on n'aurait jamais pensé. Franchement, ce livre, même s'il m'était tombé dessus depuis un rayonnage — sur la tête je veux dire — je ne sais pas si je l'aurais acheté.
Daphné du Maurier ? Ne la connaissant pas, j'aurais évité l'auteur. Comme ça, d'emblée. Encore une histoire de "gonzesses", tiens. Ca sentait le mélo larmoyant à plein nez. Limite Harlequin.

Réaction idiote ? Evidemment. 

Je serais passé à côté d'un excellent bouquin. En fait, pour rendre service à une amie chère,j'avais accepté d'aider sa fille à préparer un exposé en Français. Et vous devinez quel livre en était l'objet. Grâce à cela, j'ai découvert un roman alerte, sombre, aux descriptions soignées. Le plus réussi est la decription des personnages, très bien campés. Certes, c'est un peu une histoire de jeune fille innocente-et-pure qui est la victime de méchants hommes vilains-et-très-brutaux. Mais l'auteur nuance son approche de l'héroïne, et on avance, par petites touches et fines obsevations, dans les revirements de cœur d'une jeune femme, avec un réalisme sans concessions. 

Et puis... mon inculture crasse dans cette forme de littérature fut comme illuminée par la grâce, quand je découvris que Daphné du Maurier était l'auteur, par ailleurs, d'une nouvelle intitulée... "les oiseaux", et d'un roman... "Rebecca". Voilà pourquoi le scénario, et surtout la tension psychologique sont si prenants dans l'"auberge" : l'auteur derrière les films d'Hitchcock est aux manettes !

Eh bien, voilà un nouveau filon à poursuivre... 

26.03.2008

Aux Quais du Polar

1760059697.JPGJe serai sur le stand de la librairie Le Grand Guignol, dans le cadre du salon Quais du Polar, palais Bondy, le samedi 29 mars 2008 jusqu'à 13h, et à partir de 17h (je ramènerai avec moi les petits curieux qui auront suivi la visite...)

11.03.2008

Un second extrait

 

1153938322.2.jpg"La lueur de la lune jouait faiblement à travers les vitraux. Les galeries et piliers seraient apparues dans un gris sépulcral si la lueur des torches n’avait glissé son or cuivré le long des nervures.
À peine entré, le petit parti s’était aussitôt scindé. Anselmus avait disparu : on avait entendu le cliquètement d’une serrure, le grincement d’une porte, puis plus rien.
Barthélemy Chevrier jura — nul doute que le nain voulût le prendre de court dans la capture du coupable. Puis il décida de procéder comme prévu. Il laissa Guillaume Grôlée s’avancer seul dans l’église, puis retint son sergent par le bras. Il lui chuchota : « Personne ne sort vivant de cette Eglise, je ne veux pas de témoins.
- Mais, gardiateur », objecta l’officier, « nous… Nous sommes dans un lieu sacré ! Dieu nous regarde. On ne peut verser de sang ici.
- Utilisez les carreaux d’arbalète à tête arrondie, alors. De toute façon je veux le tueur vivant. Mais pour ce Guillaume, et le nain… Vous vous contenterez de les assommer une fois que ce sera réglé », dit-il plus bas, avant d’ajouter, cynique : « puis tirez-les dehors, et égorgez-les proprement hors de la Cathédrale. Je pense que Dieu n’aura rien à redire, alors. »
Le soldat se signa, et pâlit. À ce moment, Guillaume cria depuis le milieu de la cathédrale :
« Là, je l’ai vu ! Dans la galerie médiane… dans le triforium ! »
Tous levèrent les yeux. Une ombre passait par les arches resserrées, à mi-hauteur de la nef. Barthélemy Chevrier donna ses ordres : « Trois hommes à l’escalier, avec moi. Le reste dans le bas de l’église et au pied des échafaudages ». Pourtant le sergent ne se décidait pas à avancer. Excédé, le gardiateur siffla : « Quoi encore ?
- C’est-à-dire, sire gardiateur… Ce monstre terrible est… Personne n’est rassuré », dit le soldat.
Chevrier leva les yeux à la voûte. Que devait-il dire à ces poltrons pour les décider ? Il renonça, et dit : « Restez en bas, j’irai seul. » Il arracha une torche aux mains d’un de ses hommes, et partit vers les échelles de la structure de bois élevée contre le dernier pilier en construction."

extrait de : Nicolas Le Breton, le Maitre des Gargouilles, © ed. Moutons Electriques, Lyon, 2008. 13€

Ne pas reproduire sans mention de l'origine du texte. 

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