29.09.2008

C'est lundi, c'est gargouillis (23)

NotreDameDétails08.jpgEt voici la dernière gargouille du mois de septembre, première de l'automne... Une autre gargouille de la cathédrale de Reims.

A lundi prochain. Mais, entretemps, revenez... l'Ecosse arrive !

22.09.2008

C'est lundi, c'est gargouillis (22)

 

Détails13.jpgVoici la "maman gargouille" dont je parlai ce week-end à mes visiteurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une gargouille de la cathédrale Saints-Pierre-et-Paul de Troyes...

Puis voici un agrandissement du petit monstre issu de ses grotesques entraillesDétails14.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et voilà le papa, preuve anatomique à l'appui si l'on regarde bien... Toute la famille est là !

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See you next Lundi, for another gargouillis !!

21.07.2008

C'est lundi, c'est gargouillis (17)

ThononBois01.jpgVoici votre rubrique hebdo loufoque préférée — les petits monstres délirants de nos ancêtres les sculpteurs du Moyen-Âge !

 

En l'occurence ici, les grotesques sculptés sur les boiseries du tribunal d'instance de Thonon-les-Bains (Haute-Savoie)

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On dit que ces œuvres ont été réalisées au XIXe siècle par un Autrichien de passage (dont je n'ai pu retrouver le nom). Pour payer son séjour, il aurait réalisé ces frises délirantes...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Ca se passe de commentaires, n'est-ce pas ?

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14.07.2008

C'est lundi, c'est gargouillis (16)

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MâconBois01.jpgEt comme tous les lundis, ça gargouille, ça gratouille, ça chatouille, mais surtout ça gargouille... évidemment !

Une collection de trois photos de la façade de la Maison de Bois à Mâcon. Pas des gargouilles à proprement parler, mais on retrouve bien nos petits délires médiévaux préférés.

La semaine prochaine, même thématique, mais c'est sur la façade du Tribunal d'Instance de Thonon-les-Bains.

A lundi prochain, ainsi, bande de petits gargouilleurs ! 

 

 

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 Un superbe spécimen ici d'hybride d'homme et d'animal, donc un centaure. Mais les spécialistes diraient peut-être un onocentaure (homme-âne)... ou alors bucentaure (homme-taureau). A moins, bien sûr, que ce ne soit un simple et classique hippocentaure !

07.07.2008

C'est lundi, c'est gargouillis (15)

Lundi 15.jpgEt voilà ! Comme on dit chez les gargouilles : gnâaaaaa !

27.06.2008

Contributions

Il y a des gens qui collectionnent les capsules de bière, d'autres les paquets de chips... votre serviteur, ce serait plutôt les photos de gargouilles (nda : "non ? Pas possible !"). On ne se refait pas, n'est-ce pas ? Alors comme les amis finissent par connaître vos marottes, ils vous aident à compléter votre collection.

DSCF9402b.jpgVoici donc une contribution d'Anne et Gérard.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

IMG_0089b.jpgEt une autre, particulièrement réussie, de la façade de la cathédrale Saint-Jean de Lyon par Minling.

25.06.2008

Toulouse (3)

Cathédrale Saint-Etienne de Toulouse, fin 

Après le tour de l’église, je reviens sur mes pas pour en découvrir l’intérieur. Je pourrais rentre par le nord — une entrée m’y invite. Mais je choisis d’emprunter le porche occidental. Bien m’en prend.

366268705.jpgOn pénètre une grotte romane, la blancheur du vaisseau gothique dans le fond, ses élévations lumineuses prolongent cet magnifique contraste déjà admiré à l’extérieur682948753.jpg.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

802931678.jpgLe mobilier est relativement décevant. Les stalles sont d'un baroque tout à fait affligeant (dans le sens où le style baroque en entier est un moment affligeant de l'histoire de l'humanité — mais cela n'engage que moi). Que l'on me comprenne : Le XVIIe siècle et la Contre-Réforme laissent encore quelques bêtes traîner, tolérées de ci, de là. Mais depuis la Renaissance, le monstre est devenu un amusement, une convention drôlatique, bref, un simple jeu de l'esprit là où il parlait, au moyen-âge, aux plus profonds instincts du visiteur. Mais j'aurai l'occasion de reparler des grotesques renaissants... next stop, Rome !

1863615041.jpgAlors... ici un faune sous la miséricorde d'une stalle, là une sirène... On est dans le joli, le mignon voire le mignard, le moral, le gentil, le léché...

1383377905.jpgOh, ne rechignons pas trop : la virtuosité de la réalisation est indéniable. Il manque simplement un peu de vrai folie, là où seule la convention et le soi-disant "esprit" écrasent tout.

 

 

 

 

Je prends quelques clichés, rapidement et, j'ai peur, avec pour résultat un flou qui n'a rien d'artistique. Mais mon train attend... fin de ce chapitre toulousain ! Jusqu'à une prochaine visite.

 

 

18.06.2008

Toulouse (2)

Cathédrale Saint-Etienne de Toulouse, suite 

561511802.jpgGargouilles, gargouilles... Je m’amuse toujours un peu de cette obsession, de cette marotte plutôt, qui me poursuit depuis quelques années déjà. Mais quand même, quel plaisir c’est de découvrir à chaque fois quelque gueule tordue en levant le regard.
Plus je fixe en images les monstres et les bêtes, plus je suis frappé de constater leur remarquable unité de style. Certes ce ne sont pas d’effrayantes chimères. Les ailes sont courtes, plaquées contre corps et surtout très sages, stylisées à l’extrême. Pas de violence, peu de relief. On est loin des églises du nord. Même « mes » gargouiles lyonnaises et viennoises me semblent plus vivantes. Mais je ne boude pas mon plaisir.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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16.06.2008

C'est lundi, c'est gargouillis (12)

487423792.jpgEt cette-fois,  une des gargouilles qui ornent la cathédrale Saint-Maurice, à Vienne (France).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Et en petit bonus:  trois des douze signes du zodiaque, provenant du linteau au-dessus de l'entrée nord de ladite cathédrale...

11.06.2008

Toulouse (1)

Cathédrale Saint-Etienne de Toulouse


novembre 2007

375950838.jpgD’emblée, l’axe de la rue révèle l’entrée occidentale, et la tour-clocher. Ce doit être la troisième fois que la perspective s’offre à moi, depuis cette rue : chaque fois, une aspiration semble en provenir, comme si l’éclat du porche, ses ombres arrondies invitaient à s’engouffrer dans quelque grotte neigeuse. Puis l’œil est incité à suivre les linéarités massives, brun-orange, jusqu’à l’étrange incongruité du clocher méridional, dont les consoles baroques jurent, anachroniques, presque choquantes pour qui est peu habitué à ces jeux de cloches suspendues en plein air — il aura le temps de s’y faire, ce regard : ce ne sont pas les exemples qui lui manqueront, une fois averti, dans la région.
Gargouilles. Là-haut. Une image d’épinal vient à l’esprit — les poutres saillantes, sinistres silhouettes, où l’on laissait les condamnés à souffrir, puis déssecher, puis agoniser, offerts aux becs des corbeaux. 1477178063.jpgUn donjon roman — barlong, terrien, implacable.
D’un geste presque inconscient, j’ai tiré l’appareil de la  sacoche, enlevé le capuchon, mis en position de visée, activé : ce faisant, je ne lâche pas mes proies du regard. C’est inutile bien sûr. Ce n’est pas comme si elles allaient bouger… Mais déjà je jauge les angles, la lumière. Je joue du zoom jusqu’à la résolution maximale.
Non, pas encore. Trop loin. Et puis… goûtons l’église dans son ensemble.

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M’avançant de la rue jusque vers le parvis parcouru de voitures, bruyant, actif, je détaille, jauge, repère. Toujours mon attention revient vers le porche blanc. Puis, pendant de l’autre côté du clocher, une autre masse de briques vient rééquilibrer le bâtiment. Ce n’est que bien plus tard, observant les photos, que je comprends ce qui me fascine dans cette église bipolaire, contrastée. Que je plaque des mots sur la magie : les parties de brique ne connaissent presque pas la suave douceur des ogives, et même alors, noir sur thé, ne les remarque-t-on qu’à peine. Non, seule l’entrée, brodée et ajourée, semble connaître la grâce, et quelque subtilité.
Ce serait comme un mur puissant de cuivres, trompettes, cors hiératiques, enveloppant presqu’entièrement un chœur délicat de voix d’enfants. Ici, le terrestre est en haut, et le céleste en bas — rejeté sur le côté. Et encore, ce porche-là semble bien chtonien, et les voies noires qui l’habitent vibrent d’un message désespéré. Mais pourtant vaillant, et ascendant.

1823006358.2.jpgLa rosace elle-même se trouve coupée net par la rambarde, percée au flanc par la pointe dentée du gâble inférieur. Elle semble peiner à remplir sa mission — nous chanter la perfection. Tel un sombre soleil levant sur une plaine de givre, elle n’est encore qu’un projet, qu’une idée, hésite, à peine soutenue par deux petits arc en cintre, écrasant dans sa lente ascension trois ogives paresseuses, qui ne veulent que se dévorer les uns les autres pour atteindre l’air libre.
Et ses pierres à la fausse virginité font angle sur la petite tour-horloge et sur le contrefort, grimpent. Veulent-elles agripper la brique, l’écarter, la fendre, la conquérir ? on ne sait. Même de loin, je vois bien que ma provende de monstres ne sera pas à trouver sur les appuis et les voussures ce cette entrée-là. Je soupçonnerais qu’on l’a refaite au XIXe siècle, d’ailleurs. A vérifier.

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