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02/07/2015

Les soirées de l'Orateur Noir

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Le 11 juillet, une nouveauté. Mon compère Nicolas Delestre et moi-même vous proposons une série de soirées estivales, dans un lieu à chaque fois différent et secret.

Cette année, cela consistera en deux soirées uniques :

— L'histoire de l'Alchimie le 11 juillet

— Mystères et sacrifices à Cybèle en août, à une date qui sera fixée prochainement.

C'est un démarrage... en attendant d'autres projets qui, tels les préparations de l'alchimiste, cohobent, fermentent, distillent…

Je me passionne pour l'ésotérisme depuis des années. Ces soirées sont donc un premier cri du corbeau, une première déclaration sous les auspices de Lug.

L'ésotérisme peut avoir mauvaise presse. Abscons, fantaisiste… Il ne s'agit pas ici de rajouter de la confusion, d'élever des parois nouvelles au labyrinthe mais de faire au contraire la clarté, par le recours à la discipline historique.

Je propose ici une vision qui en décevra certains, amateurs de nébuleux et d'effets faciles. Mais il est de mon intime conviction que, dans ce domaine comme dans l'autres, les faits historiques sont parfois plus passionnants que les délires érotomanes ou à visée commerciale de certains. Un pas donc, dans les méandres tortueux de l'esprit de la "bête humaine" et de ses pratiques parfois bien étranges…

Renseignements sur la page Facebook :

L'orateur noir

et sur la

page-évènement Facebook

 

Renseignements (à partir du 5 juillet) au 06 60 88 70 13.

Nombre de places limité à 30.

P.A.F. 6 euros10599555_920164944673022_6144503894132838772_n.jpg

18/10/2012

Borgia, Borgias, etc… (4) deux classiques, par Hugo et Dumas

Dans ma petite exploration du traitement fictionnel des Borgia, je me suis penché aussi sur deux classiques du répertoire : 

(note à l'élève ou à l'étudiant qui a accédé à ce post par une recherche google "lucrèce borgia résumé" ou autre : tu sais, on peut dire avec une certaine certitude que si tu te contentes des résumés des autres, tu ne feras jamais grand-chose de ta propre vie. Alors LIS, par TOI-MÊME).

lucrèce borgia résumé,borgia,borgia critique série,borgias canal plus,hugo,victor hugoAlexandre Dumas… Les Borgia. Est-ce un roman ? plutôt un long résumé historique. Il faut reconnaître que ce texte, tiré d'une série sur les crimes célèbres de Dumas, n'est pas au niveau des grands moments que Dumas a laissé à la postérité. C'est plaisant à lire, sans plus.

lucrèce borgia résumé,borgia,borgia critique série,borgias canal plus,hugo,victor hugoAucun dialogue, une longue description de péripéties — On peut se réjouir de la documentation, fouillée, mais la recherche historique a forcément veilli depuis, et notre connaissance des Borgia s'est fort affinée et nuancée. Je n'ai malheureusement (ou heureusement) pas le temps de détailler point par point les divergences entre histoire et fiction — d'autres projets, en pagaille, me retiennent. Mais disons qu'on peut relire ces Borgia si l'on aime les synopsis… ou si l'on se passionne pour les textes préparatoires.

 


lucrèce borgia résumé,borgia,borgia critique série,borgias canal plus,hugo,victor hugoLucrèce Borgia, de Victor Hugo, c'est autre chose. La pièce de théâtre, écrite en quatorze jour, va droit à l'essentiel avec une superbe intelligence des situations. Avec sa maîtrise de la dramaturgie, Hugo place le récit à la fin des fins de la dynastie. Les fruits empoisonnés sont parvenus à maturité, ils ont été cueuillis et pressés, il faut les boire.

lucrèce borgia résumé,borgia,borgia critique série,borgias canal plus,hugo,victor hugoLucrèce Borgia est présentée en criminelle, incestueuse et assassine d'emblée ; mais une criminelle qui lutte encore pour se sauver, préserver malgré tout le peu de pureté qu'il lui reste. Son appel au repentir personnel est-il entendu ? Est-il sincère ? Survivra-t-il longtemps aux épreuves, alors que son passé et la terrible réputation de sa famille semblent conspirer à étouffer dans l'œuf cette rébellion contre un destin tracé.

On peut lire et relire "Lucrèce Borgia" de Hugo. Un drame, la lutte sans cesse reportée entre le passé et les espoirs qu'on a pu conserver. De la pâte Borgia, Hugo a tiré un pain assez roboratif, qui a le mérite, plus que le texte de Dumas, de tenir au ventre sur la distance…

 

01/09/2012

Borgia, Borgias, Lucrèce, César, etc… (1)

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De retour pour nous attaquer cette fois au Mythe des Borgia.

Car mythe, il y a bien. Qui tient certainement au fait que son second membre le plus célèbre, Rodrigo Borgia, pape sous le nom d'Alexandre VI, est dans l'imaginaire collectif l'incarnation de l'opposé absolu de ce que l'on attendrait d'un pape. Corrompu, et surtout connu pour ses frasques sexuelles et son népotisme. Comme souvent c'est le cas dans l'Histoire, il est bien difficile de faire la part des ragots, des médisances intéressées des ennemis, et de la réalité d'un personnage et de ses actes.

Son fils bâtard, César, immortalisé par Machiavel car ayant servi de modèle à son "Prince", est quant à lui le mieux connu, Sans oublier sa sœur Lucrèce et sa réputation sulfureuse — que cette réputation ait été justifiée ou nourrie d'une longue tradition de médisances.

Une matière de littérature (nous y reviendrons, en relisant Hugo et Alexandre Dumas) féconde, de bande dessinée (la série de Manara) et, ce qui nous occupe ici, pas moins de DEUX séries contemporaines.

Le fait est assez rare, en effet de voir en production deux séries faites en même temps, sur le même sujet. Dans ce cas, il y a une version franco-allemande, BORGIA écrite par l'américain Tom Fontana (Oz, Homicide), produite par CANAL+ ; et une version tenez-vous bien canadienne, hongroise et irlandaise, THE BORGIAS. Nous l'appellerons "version Showtime", du nom de son canal de diffusion américain. Cette dernière est réalisée par l'Irlandais Neil Jordan (Michael Collins, Prémonitions).

Les deux séries en sont à la saison un, ce qui en rend la comparaison d'autant plus intéressante.

 

borgia critique,borgias critique,borgias canal plus,borgias canal+,série,série télévisée,série télé,lucrèce,césar,rodrigoJ'ai dû commander la version Showtime spécialement. Elle n'a pas été distribuée en France.

La série, se décline en 9 épisodes de durée standard de 45 mn. Le fait est d'importance, car cela laisse une étendue fort réduite par rapport à la version Canal +.

Evidemment, évidemment, cette version est portée par Jeremy Irons, sans faute dans le rôle du pape Borgia. Mais si l'ensemble est plaisant — il faut y voir une suite assez jouissive de combats, d'intrigues et de bons mots fielleux — on reste quelque peu sur sa faim question contexte. Quid des décors (on en reparlera d'ailleurs, des décors…) ? Quid, surtout, de l'art et des artistes, dont les Borgia furent de grands protecteurs ?

En bref : une bonne série de cape, d'épée et d'intrigue, mais rien de roboratif intellectuellement. Alors, la majorité du public adhérera sans doute à une version qui va droit à l'essentiel, sans fioriture mais sans profondeur. Mais parler des Borgia sans parler de la Renaissance, à peine de la religion… quand même, zut, quoi !

 

borgia critique,borgias critique,borgias canal plus,borgias canal+,série,série télévisée,série télé,Lucrèce,César,RodrigoLa série version Canal + en deux mots, maintenant. Si, au début, la mise en place m'a fait très peur (les mises en situations sont un peu caricaturales, quand ce n'est pas… catastrophiques, comme l'affrontement des deux cardinaux à la table du repas par exemple), une fois que l'intrigue prend son rythme, tout devient infiniment plus convaincant. J'ai été bien davantage touché par cette version de César Borgia, écorché vif, jaloux de son frère, croyant torturé… hanté par une cruauté sans borne qui laisse deviner le condottiere en devenir sous l'habit ecclésiastique. Il y a plus de danger, infiniment plus d'enjeux chez ces Borgia-là. 

La série prend parfois le risque d'épisodes surprenants (le dernier épisode en intrigue de type polar…), et cherche à jouer entre vérité historique et légende noire des Borgia… parfois on entend un peu trop ces rouages-là grincer à mon goût, mais le parti a au moins le mérite d'être pris.

 

Pour conclure : aucune des deux séries ne "colle" à la réalité… et ce n'est pas ce qu'on leur demande. La série de Canal+ me semble plus approfondie et convaincante, sans pour autant parvenir à l'habileté jouissive des bons mots de la version Showtime. 

On reparlera : de Lucrèce, et de l'art à la Renaissance, donc…

21/11/2011

HHhH… Un Goncourt pour ça ?

41O8TFrb6aL._SL500_AA300_.jpgUne fois n'est pas coutume, je vais parler lectures. HHhH, de Laurent Binet Goncourt du Premier Roman de l'an dernier.

J'attendais beaucoup de cette lecture. Étant allé à Prague cet été, j'avais découvert sur ses lieux même l'Opération Anthropoïd qui, en 1942, avait mis fin à la vie d'un responsable majeur de l'appareil nazi, Heydrich. Et surtout, j'avais découvert le destin des parachutistes qui l'avaient assassiné et qui, trahis, avaient soutenu le siège de centaines de nazis dans un église, avant de laisser leur vie.

Dire que ma déception fut à la hauteur de l'attente suscitée serait un euphémisme. Elle la dépassa de loin. "HHhH" se veut un roman épique, une narration historique, et un "roman du je", tout cela à la fois. Le problème, c'est que le "roman" est insupportablement raté, chaque espoir de relancer un peu de l'intérêt est plombé sans pitié par les deux autres aspects. Le problème aussi, c'est que Binet semble découvrir ce que c'est un roman, tout en gardant la posture de celui-qui-vaut-mieux-que-tout-cela, et ruine sciemment à l'avance tout espoir de tentative de surprise. Voire, d'émotion. Un comble vu le potentiel du sujet.

Le récit historique reste, au mieux, du niveau café du commerce, avec jugements à l'emporte-pièce, psychologie plus que sommaire et une utilisation du futur dans le passé tout juste digne d'une mauvaise copie de lycéen. Le comble, pour un professeur agrégé… On peut admirer l'effort de documentation. Oui, mais voilà, ce n'est que cela, ce livre. Un brouillon avant de commencer le vrai travail. Le travail de romancier, ou d'historien. Ou des deux.

Enfin, le "roman du je", la mise en abyme par les tourments personnels est le pire. C'est comme si Binet faisait passer l'Histoire par le siphon de son nombril, et que chaque évènement, chaque rebondissement doive nécessairement être vu à l'aune de sa (fausse) modestie de (faux) naïf. Il y a des romans où le je est un art, une réussite. Celui-ci n'en fait pas partie.

Le problème fondamental de Binet se révèle à cette aune : une simple question de maturité d'auteur… et de respect du lecteur.

Un roman, c'est une crise. Comme le terme est à la mode, peut-être précisera-t-on que crise vient du grec -krisis, qui veut dire : décision. Ecrire un roman c'est faire des choix. Partout, à chaque ligne, à chaque mot, à chaque axe du récit. Ne pas faire de choix, c'est ne pas faire de roman. C'est ne pas faire de livre. C'est se taire, même si on est volubile. 

18:31 Publié dans Pages lues | Lien permanent | Commentaires (0)

22/03/2011

Vous êtes sur Facebook ?

Vous avez aimé l'un ou tous les tomes de la trilogie de Nicolas Le Breton ?

Rejoignez les fans de la première heure (attention nouvelle adresse modifiée)

http://www.facebook.com/pages/3-polars-médiévaux-à-Lyon/1...

06/08/2010

Démons et merveilles, Howard P. Lovecraft

 

51E3XNFQQPL._SL500_AA300_.jpgUn livre peut-il être à la fois irritant et génial ; transcendant, et ridicule d'un paragraphe au suivant? Je viens de relire un ouvrage qui mériterait bien ces qualificatifs.

Une amie ayant parlé au détour d'un facebook, de Lovecraft, ma main est comme par hasard tombée sur le seul exemplaire de livre du bonhomme qu'il me reste  : "Démons & Merveilles".

Je me suis donc piqué de relire un livre qui m'avait marqué dans ma pré-adolescence— et ai donc (re)plongé dans l'univers de "Démons et Merveilles".

 

La traduction est, signalons-le tout de suite, une pure horreur. On pourrait dire que la forme s'accorde donc avec le fond, mais enfin… "so long" ("adieu"), traduit par… "si long" ??? Et à maints endroits, on voit qu'aucune relecture n'a été faite. Chez 10/18, ils n'ont pas même cité le traducteur… enfin quand on sait que l'ouvrage était dirigé sous l'"auguste" Christian Bourgois, le même qui réédite encore et encore le "Seigneur des Anneaux" sans jamais faire retravailler la traduction pauvrette et si peu enthousiasmante… Attention, la couverture présentée n'est pas celle de l'ancienne édition que j'ai en ma possession, qui remonte à 1988 donc. Peut-être suis-je mauvaise langue, et 10/18 a-t-il fait une retraduction ?… mais est-on en droit de rêver, n'est-ce pas ?  ;-)

 

Le fond maintenant  : ah, retrouver les élans oniriques, l'imaginaire de son adolescence… si seulement Lovecraft ne s'était pas entiché de petits fantasmes personnels (les chats de la face cachée de la Lune (sic.)), voire de détails ridicules (les zèbres de monte, etc…)  ; si seulement il avait gardé un peu de cohérence (il me semble que l'une des espèces, décrites à un moment donné, soit hostiles, puis soudain devienne la meilleure alliée du protagoniste…

 

Malgré tous ces défauts, s'accrocher au livre s'avère, finalement, payant car la fin est une "merveille" justement de nostalgie et de poésie, qui parviennent à transparaître malgré tous les défauts nommés ci-avant, c'est dire !

 

Ah et puis, en revanche, les "innommable", les "indescriptible", les "sans nom" (comme dans "terreur sans nom), etc… dont Lovecraft confit littéralement son récit ont très, très mal vieilli. D'aucuns diraient que c'est de la flemme littéraire, d'autres, un "effet" non moins littéraire… enfin, oui, un effet. Mais comme tous les effets, le mieux est-il de point trop en abuser ?

 

Il me souvient encore d'un commentaire de ma professeur de français de 5e, alors que je lui avais remis un compte-rendu de lecture sur ce livre (je serais curieux de le retrouver, d'ailleurs, ce devoir)  : "c'est bien, bonne analyse, mais vous devriez vous intéresser aussi à d'autres formes de littérature…"

Oui, mon ancien professeur peut se rassurer, j'ai tourné la page. Mais quelle sensation vertigineuse, que celle de retrouver (un peu) les émotions, comme des parfums épais, qui nous ont été le matelas de nos rêves…

 

 

21:40 Publié dans Pages lues | Lien permanent | Commentaires (3)

20/04/2008

Monumental !

247593160.jpgAucun autre mot ne me vient à l'esprit. Monumental. De quoi parlès-je ? des "Piliers de la Terre" de Ken Folett. Le lecteur assidu de ce blog  (il doit bien y en avoir... un ou deux j'espère) a dû s'impatienter quelque peu de mon silence de ces derniers jours. J'ai été fatigué (épuisé ne serait pas un mot trop fort), et, une fois en repos... aspiré par une œuvre énorme, magnifique et impressionnante.

J'ai abordé le livre avec le même état d'esprit que pour le Da Vinci Code : comme une lecture quasi-obligatoire de travail. Je m'explique : un guide-conférencier digne de ce nom a des lectures nécessaires, dictées par les goûts du grand public pour lequel il travaille. Le Da vinci Code en était. Ce galimatias d'histoire de l'art torturée, pétri de politiquement correct, et d'une consensualité molle jusqu'à l'écœurement, ne m'avait laissé que la - mince - satisfaction d'un bon thriller pas trop mal construit. Il en fut autrement des Piliers de la Terre.

Il est meilleur que le Nom de la Rose, ce roman ! (que j'adore, mais quelle lourdeur didactique !). Il est entré directement en première place dans mon classement personnel des romans historiques (presque - il y a les Rois Maudits tout de même). Sans déflorer l'histoire, on suit les itinéraires entremêlés d'un bâtisseur de cathédrale (Tom) et de sa suite (Jack), d'un prieur obstiné et idéaliste (Philip) aux prises avec son supérieur corrompu et dévoré d'ambition (Waleran), du long duel entre un féodal incontrôlable (William) et une noble déchue (Aliena).

Peut-être quelques longueurs et une certaine lassitude se font-elles faites sentir sur les dernières pages. Mais sans doute est-ce dû au fait que je n'aie pas lâché le bouquin pendant trois jours. J'ai frisé l'indigestion.

La précision historique est certes émoussée par le romanesque. Mais comme beaucoup d'œuvres des maîtres romancier anglo-saxons, le sens du récit et des péripéties passe avant tout. Et si l'exactitude n'est pas stricto sensu au rendez-vous, Folett reste fidèle à l'esprit, sinon à la lettre. Il utilise de puissants archétypes qui articulent la trame de fond de la grande Histoire de l'Angleterre du XIIe siècle avec, n'hésitons pas à lâcher le mot, grâce. Le personnage de Jack, à lui seul, est magnifiquement pensé, comme un génie absolu qui met fin à une époque et en initie une autre, alors même qu'il passe pas les affres et les bonheurs d'un amour longuement contrarié (un peu trop d'ailleurs, plus d'une fois cela frise le pénible), gagne lentement en assurance et en expérience dans son métier de bâtisseur.

Alors oui, il ya des archétypes, quelques facilités. Mais quelques moments de belle decription de la nature humaine, au détour des pages? Bon, il ne faut pas demander à un orchestre philarmonique de faire de la musique de chambre, non plus... C'est un page-turner, un récit cadencé et calibré, pas une exploration des méandres du cœur humain...

Quelle claque ! Voilà un livre qui m'a remis en place. Allez, au travail !

 

28/03/2008

L'auberge de la Jamaïque

 

1299779967.jpgDes fois, le hasard, les rencontres, les amis vous amènent à des lectures auxquelles on n'aurait jamais pensé. Franchement, ce livre, même s'il m'était tombé dessus depuis un rayonnage — sur la tête je veux dire — je ne sais pas si je l'aurais acheté.
Daphné du Maurier ? Ne la connaissant pas, j'aurais évité l'auteur. Comme ça, d'emblée. Encore une histoire de "gonzesses", tiens. Ca sentait le mélo larmoyant à plein nez. Limite Harlequin.

Réaction idiote ? Evidemment. 

Je serais passé à côté d'un excellent bouquin. En fait, pour rendre service à une amie chère,j'avais accepté d'aider sa fille à préparer un exposé en Français. Et vous devinez quel livre en était l'objet. Grâce à cela, j'ai découvert un roman alerte, sombre, aux descriptions soignées. Le plus réussi est la decription des personnages, très bien campés. Certes, c'est un peu une histoire de jeune fille innocente-et-pure qui est la victime de méchants hommes vilains-et-très-brutaux. Mais l'auteur nuance son approche de l'héroïne, et on avance, par petites touches et fines obsevations, dans les revirements de cœur d'une jeune femme, avec un réalisme sans concessions. 

Et puis... mon inculture crasse dans cette forme de littérature fut comme illuminée par la grâce, quand je découvris que Daphné du Maurier était l'auteur, par ailleurs, d'une nouvelle intitulée... "les oiseaux", et d'un roman... "Rebecca". Voilà pourquoi le scénario, et surtout la tension psychologique sont si prenants dans l'"auberge" : l'auteur derrière les films d'Hitchcock est aux manettes !

Eh bien, voilà un nouveau filon à poursuivre... 

09:00 Publié dans Pages lues | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, roman

26/02/2008

Le Nain, de Pär Lagerkvist

3c0fe6c21337b21f537175e5c3789586.jpgIl y a de cela quelques mois, alors que j'étais en pleine phase de documentation sur les monstres, je suis tombé sur ce roman. Bien m'a pris de le commander : quel choc. Quelle plume. Et surtout, vers quelles profondeurs (terribles) nous amène Lagerkvist dans les sentiments humains.

Ce roman a influé, je dois bien le dire, très fortement sur "le maître des gargouilles" que j'étais alors en train de concevoir. Et plus particulièrement sur l'un des personnages : le nain Anselmus aurait été, je crois, fort différent sans cette lecture marquante.

Voici un exemple de notule bibliographique où vous trouverez un résumé et le quatrième de couverture.