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13/03/2008

Distribution du roman

1153938322.2.jpgLe roman est désormais disponible dans les librairies, associations, commerces et sites touristiques suivants. N'oubliez pas que la commande directe est toujours possible auprès de l'éditeur...

Une mention particulière pour nos collaborateurs de la première heure, les plus enthousiastes pour le projet :

11/03/2008

Un second extrait

 

1153938322.2.jpg"La lueur de la lune jouait faiblement à travers les vitraux. Les galeries et piliers seraient apparues dans un gris sépulcral si la lueur des torches n’avait glissé son or cuivré le long des nervures.
À peine entré, le petit parti s’était aussitôt scindé. Anselmus avait disparu : on avait entendu le cliquètement d’une serrure, le grincement d’une porte, puis plus rien.
Barthélemy Chevrier jura — nul doute que le nain voulût le prendre de court dans la capture du coupable. Puis il décida de procéder comme prévu. Il laissa Guillaume Grôlée s’avancer seul dans l’église, puis retint son sergent par le bras. Il lui chuchota : « Personne ne sort vivant de cette Eglise, je ne veux pas de témoins.
- Mais, gardiateur », objecta l’officier, « nous… Nous sommes dans un lieu sacré ! Dieu nous regarde. On ne peut verser de sang ici.
- Utilisez les carreaux d’arbalète à tête arrondie, alors. De toute façon je veux le tueur vivant. Mais pour ce Guillaume, et le nain… Vous vous contenterez de les assommer une fois que ce sera réglé », dit-il plus bas, avant d’ajouter, cynique : « puis tirez-les dehors, et égorgez-les proprement hors de la Cathédrale. Je pense que Dieu n’aura rien à redire, alors. »
Le soldat se signa, et pâlit. À ce moment, Guillaume cria depuis le milieu de la cathédrale :
« Là, je l’ai vu ! Dans la galerie médiane… dans le triforium ! »
Tous levèrent les yeux. Une ombre passait par les arches resserrées, à mi-hauteur de la nef. Barthélemy Chevrier donna ses ordres : « Trois hommes à l’escalier, avec moi. Le reste dans le bas de l’église et au pied des échafaudages ». Pourtant le sergent ne se décidait pas à avancer. Excédé, le gardiateur siffla : « Quoi encore ?
- C’est-à-dire, sire gardiateur… Ce monstre terrible est… Personne n’est rassuré », dit le soldat.
Chevrier leva les yeux à la voûte. Que devait-il dire à ces poltrons pour les décider ? Il renonça, et dit : « Restez en bas, j’irai seul. » Il arracha une torche aux mains d’un de ses hommes, et partit vers les échelles de la structure de bois élevée contre le dernier pilier en construction."

extrait de : Nicolas Le Breton, le Maitre des Gargouilles, © ed. Moutons Electriques, Lyon, 2008. 13€

Ne pas reproduire sans mention de l'origine du texte. 

02/03/2008

Un extrait

1153938322.jpgVoici un extrait du roman — un teaser, comme on doit dire maintenant : il s'agit de la "grande introduction" de la première partie.

 

"Le corbeau prit son envol d’un brusque coup d’aile.
Avec les premiers frimas, un épais brouillard était descendu et une lueur sépulcrale trahissait la proximité de l’aube. Le silence régnait à cette heure sur les ruelles de boue glaciale. Le corbeau contourna les toits biscornus des habitations humaines, puis ce fut la Saône.
En traversant la rivière, le corbeau quittait ce que les hommes appelaient : l’Empire Germanique. Il franchissait l’invisible frontière qui démarquait ce dernier du Royaume de France. Mais des limites et des territoires des hommes, le corbeau ne se souciait guère. Il allait prendre son poste d’observation quotidien : il longea une rue chaotique, en direction du sud, battit des ailes pour ralentir et, avec la précision de l’habitude, atterrit sur le toit de tuiles d’un grand portail fermé.
La muraille de gauche et de droite du portail représentait une autre frontière sans signification aucune pour le corbeau. Il se posa sur la porte au moment précis où, comme chaque matin, le pêne, libéré par la grande clef, faisait entendre son claquement sec.


Anselmus le portier poussa de toute la force de ses petits bras et jambes. À peine plus haut qu’un enfant de douze ou treize ans, il s’arqueboutait pour, centimètre après centimètre, libérer un vantail quatre à cinq fois grand comme lui.
Guillaume de Rochefort, doyen* des chanoines* se tenait en retrait derrière le petit homme. Il aurait pu l’aider dans sa tâche, mais son haut rang le dispensait de tels efforts. Son épais manteau de fourrure retournée couvrait une chape délicatement brodée et rehaussée de pierres précieuses. Une aumusse courte et plate protégeait son crâne tonsuré. Ses rares cheveux blancs tombaient mi-longs sur ses épaules fatiguées de trop d’hivers humides. Le doyen gelé se bornait, pour l’instant, à scruter chaque silhouette qui passait, fantomatique, dans l’écartement des portes."

extrait de : Nicolas Le Breton, le Maitre des Gargouilles, © ed. Moutons Electriques, Lyon, 2008. 13€
Ne pas reproduire sans mention de l'origine du texte.

* les termes signalés d'un astérisque sont détaillés dans le lexique joint au roman.

Petite note : il ne s'agit pas de la version définitive qui est présentée ici. La correction finale ayant été faite par l'éditeur, il y a quelques modifications par rapport à ce que vous lisez ici. Disons que c'est pour vous donenr l'esprit du texte...

UN SECOND EXTRAIT SERA MIS EN LIGNE LE 11 MARS, À MIDI ! 

23/02/2008

La couverture... en un peu plus grand

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La couverture est de l'artiste Daylon

20/02/2008

Le roman

LE 5 MARS 2008, disponible dans les librairies lyonnaises et sur le net :

"Le Maître des Gargouilles", aux Editions Les Moutons Electriques

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Quatrième de couverture :

"Le mal rôde dans les ruelles de Lyon. Un religieux fait une chute suspecte, une jeune femme est retrouvée assassinée…
En ce début de XIVe siècle, bien peu d’hommes honnêtes veulent soulever le voile de ces morts honteuses. Philippe le Bel roi de France, et Amédée le comte de Savoie luttent tous deux d’influence pour faire basculer la ville sous leur domination. Les bourgeois de Lyon jouent de l’archevêque contre le chanoine, du royaume contre l’empire.
Alors, qui se soucie du sort de ceux qui se vautrent dans le pêché, et trouvent leur juste punition ?
Seul le jeune Guillaume-Bâtard, Anselmus le sinistre nain, et l’officier français Barthélémy Chevrier veulent démasquer la créature qui hante et tue, impunie. Mais chacun des trois hommes a ses raisons d’agir, et la vérité n’est qu’un jouet aux mains des ambitions et des calculs politiques.
A l’heure ou les passions flambent, tandis que la guerre menace, la justice broie un innocent…
Mais qui s’en soucie ?

C’est un roman d’accueil, un roman de découverte. Une invitation à flâner dans les ruelles du Vieux Lyon, ou entre les piliers de la Cathédrale Saint-Jean. Ecrit par un guide de la ville, qui connaît intimement les lieux, ce récit a été conçu pour se compléter d’une visite guidée à thème : « Chasse à la gargouille ! »

 Pénétrez les secrets du Maître des Gargouilles…"

Avec un avant-propos sur la gargouille, ses origines et usages par C. Devès, chargé de cours à l'Université Louis Lumière Lyon II

Prix public : 13€