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20/01/2014

Entre deux…

Du nouveau, enfin. Une annonce, et une déclaration (rien que cela !)

Pour l'annonce, j'ai bouclé la première partie d'un roman (un vrai roman assez conséquent), qui a été acceptée par mon éditeur "historique", Les Moutons Électriques. C'est un roman qui s'inscrit dans les littératures de l'imaginaire, et plus précisément, le genre Steampunk.

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Le Steampunk, qu'est-ce donc que ce truc ? Encore une mode américaine ? Eh bien, oui… mais non. Le Steampunk est un mouvement littéraire devenu principalement, entretemps, un mouvement esthétique, mais qui est bien originaire de notre beau pays.

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Si je vous parle de Jules Verne, de machines à vapeur, d'inventions loufoques, vous allez tout de suite comprendre plus facilement. Le steampunk, c'est une esthétique de la première industrialisation de notre civilisation, quand les matériaux étaient encore nobles, l'artisanat encore présent, l'ingéniosité et la hardiesse encore des qualités prisées…

Le steampunk tel que je le perçois, est un genre qui "re-idéalise" les rêves progressistes des hommes du XIXe siècle, les situant dans une uchronie, une dystopie, bref une histoire de ce-qui-aurait-pu-être. Le steampunk, ce sont des vapeurs de romantisme et d'esprit chevaleresque.

 

 

 

 

roman,moutons électriques,steampunk,imaginaire,robida,albert robidaLe prochain roman est donc situé dans un univers steampunk. Librement inspiré de l'univers de l'illustrateur français Albert Robida, une des origines du style (voir les deux illustrations sépia) il se situera à Paris, puis dans le Bengale, la chaîne de l'Himalaya, avant d'embrasser les rivages du Lac Léman et de remonter jusqu'aux champs de bataille de la première Guerre Mondiale. Pas d'action située à Lyon, donc (allez, si, une scène…). Mais pléthore de Lyonnais comme personnages principaux : on ne se refait pas.

 

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Et la déclaration, alors ?

Cette histoire de Steampunk, ce virage que je fais par rapport à mes précédents écrits peut surprendre, mais il est temps — et d'ailleurs c'est la mode — d'assumer mon côté geek. Ou plus exactement, mon goût prononcé pour ce que les germanopratins (qu'ils étouffent), et la majeure partie des français qui véhiculent ce préjugé sans réfléchir, étiquettent avec mépris sous le titre générale de "littérature pas sérieuse".

Voilà, je suis un esprit curieux, qui considère qu'on peut trouver des chef-d'œuvres dans chaque champ de la littérature, de la bande dessinée, du manga, du jeu vidéo… Je suis un écrivain qui essaie de ne pas trop déshonorer l'enseignement universitaire qu'il a reçu, qui admire Maupassant ou Hugo, ou Zweig ; en même temps qu'un homme de sa génération, nourri à Albator, et fan de ce héros de comics appelé Moon Knight.

Il y a la littérature, cette description des remugles de nos sentiments, sans laquelle le cœur humain ne peut trouver à mon sens de vraie liberté (cette liberté qui nait quand on comprend que nos sentiments les plus intimes, les plus inavouables peuvent être partagés), et cette littérature est la quintessence de la culture savante, quand cette dernière ne se fourvoie pas dans le pédantisme, cet autre visage de l'ignare. Mais il y a aussi les Mythes, qui sans cesse agitent et parcourent en filigrane la culture populaire. Et notre époque a une soif inextinguible de Mythes.

Ce serait plus malin de ma part, franchement, de choisir un sillon, et de sagement le creuser. Jouer à l'historien sérieux, ou bien à l'écrivain de l'imaginaire pur, avec des dragons dragonnants et des pioupiou laser ; mais certes pas les deux à la fois. Je ne sais pas, honnêtement, vers quels sentiers ma voie va m'amener, quels livres je vais écrire après (enfin, si, j'ai bien quelques idées…). Je ne sais pas si je vais (re)trouver mon public, mon auditoire fidèle.

Mais cette incertitude est foutrement excitante.

Et puis, de toutes façons, on n'écrit pas parce que l'on veut, parce que c'est bien, parce que… on écrit parce que l'on doit. Sinon, ce n'est pas la peine d'encombrer les rayonnages.