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29/09/2012

Les Tudor, saisons 1 & 2

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Pas de (longues) explications et digressions cette fois, comme dans le cas Borgia. Je me contenterai de cet article présent sur les deux premières saisons, et d'un autre consacré aux saisons 3 & 4.

Les Tudors, série américaine de la chaîne du câble Showtime, précède la version déjà évoquée ici des Borgia. Débauche de moyens, costumes et décors d'une qualité rarement vue dans une série télévisée… casting d'une absolue justesse : tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des monde dans le petit monde (dysfonctionnel) du roi d'Angleterre Henri VIII.

Mais qu'en est-il du scénario — l'aspect le plus important à mes yeux vous l'aurez compris — ?

Les deux premières saisons sont globalement une bonne surprise mais, hors des aventures sentimentalo-sexuelles du roi avec ses épouses et maîtresses, il n'y a pas assez à se mettre sous la dent. Oui, ce sont ces revirements, ces caprices même d'un roi avide de passion et affamé de sensualité qui ont fait basculer l'Histoire de l'Angleterre. Mais est-ce une raison pour ne faire tourner la série qu'autour de cela ?


Il y a tout de même, heureusement, des intrigues secondaires (Thomas Tallis, etc…) qui donnent un peu d'oxygène, des moments de poésie, de musique qui ajoutent l'indispensable grâce que toute vie de cour brillante devrait donner. Quelques scènes sortent du lot (la fin de la sœur du roi…). Mais, au final, c'est si peu ! J'ai en particulier regretté que les pamphlets du poète (l'ancien amant d'Ann Boleyn) ne soient qu'évoqués. Il eut été tellement plus intéressant d'avoir un peu de mordant, un peu de critique autour du roi : au lieu de cela, on est pris dans le cauchemar d'un autocrate… j'allais dire sans espoir d'en sortir. On est captif de l'ego sans borne d'Henry VIII, et rien ne semble susceptible de nous en tirer. Rien ?

Au final, le vrai personnage de cette série, c'est la Réforme Anglicane. Et c'est ce personnage-là qui donne un vrai intérêt à l'ensemble. On mesure la révolution dans les mentalités, le changement de paradigme énorme, hors de mesure, que représenta la scission de l'Église d'Angleterre d'avec la Papauté. Et il faut avouer que, de coup politique en stratégie matrimoniale, de placement d'amis en édit brutal, on sent parfois les secousses du tremblement de terre. Le seul vrai suspens de la série est celui-ci : la Réforme anglaise va-t-elle soulever le carcan des mentalités ? Comment ? Et pour quelles conséquences ?

La force de ces deux saisons repose à mon sens presque uniquement sur cette trame politique et religieuse. Avec une neutralité de traitement entre Catholicisme et Réforme: on sent bien que les auteurs se sont attachés à ne prendre à décrire sans prendre parti.

Rien que pour cela les deux premières saisons des "Tudor" méritent une vision… avec les reconstitutions et les habits de cour (les robes, les satins, les bijoux… tout a l'éclat du vrai. Le budget a dû être pharaonique !). A recommander donc. Pour ceux qui veulent le résumé, voici un petit document Arte rigolo :


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