Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

21/11/2011

HHhH… Un Goncourt pour ça ?

41O8TFrb6aL._SL500_AA300_.jpgUne fois n'est pas coutume, je vais parler lectures. HHhH, de Laurent Binet Goncourt du Premier Roman de l'an dernier.

J'attendais beaucoup de cette lecture. Étant allé à Prague cet été, j'avais découvert sur ses lieux même l'Opération Anthropoïd qui, en 1942, avait mis fin à la vie d'un responsable majeur de l'appareil nazi, Heydrich. Et surtout, j'avais découvert le destin des parachutistes qui l'avaient assassiné et qui, trahis, avaient soutenu le siège de centaines de nazis dans un église, avant de laisser leur vie.

Dire que ma déception fut à la hauteur de l'attente suscitée serait un euphémisme. Elle la dépassa de loin. "HHhH" se veut un roman épique, une narration historique, et un "roman du je", tout cela à la fois. Le problème, c'est que le "roman" est insupportablement raté, chaque espoir de relancer un peu de l'intérêt est plombé sans pitié par les deux autres aspects. Le problème aussi, c'est que Binet semble découvrir ce que c'est un roman, tout en gardant la posture de celui-qui-vaut-mieux-que-tout-cela, et ruine sciemment à l'avance tout espoir de tentative de surprise. Voire, d'émotion. Un comble vu le potentiel du sujet.

Le récit historique reste, au mieux, du niveau café du commerce, avec jugements à l'emporte-pièce, psychologie plus que sommaire et une utilisation du futur dans le passé tout juste digne d'une mauvaise copie de lycéen. Le comble, pour un professeur agrégé… On peut admirer l'effort de documentation. Oui, mais voilà, ce n'est que cela, ce livre. Un brouillon avant de commencer le vrai travail. Le travail de romancier, ou d'historien. Ou des deux.

Enfin, le "roman du je", la mise en abyme par les tourments personnels est le pire. C'est comme si Binet faisait passer l'Histoire par le siphon de son nombril, et que chaque évènement, chaque rebondissement doive nécessairement être vu à l'aune de sa (fausse) modestie de (faux) naïf. Il y a des romans où le je est un art, une réussite. Celui-ci n'en fait pas partie.

Le problème fondamental de Binet se révèle à cette aune : une simple question de maturité d'auteur… et de respect du lecteur.

Un roman, c'est une crise. Comme le terme est à la mode, peut-être précisera-t-on que crise vient du grec -krisis, qui veut dire : décision. Ecrire un roman c'est faire des choix. Partout, à chaque ligne, à chaque mot, à chaque axe du récit. Ne pas faire de choix, c'est ne pas faire de roman. C'est ne pas faire de livre. C'est se taire, même si on est volubile. 

18:31 Publié dans Pages lues | Lien permanent | Commentaires (0)

11/11/2011

Visite des gargouilles demain !

NLB_gargouille_160.jpgLa visite "Monstres cachés et gargouilles" la seule visite des gargouilles de Lyon, c'est demain, samedi 12 novembre !

Réservez vos places ici. Il suffit de dérouler la page pour trouver le lien vers la visite du 12 novembre, et se laisser guider, pour réserver en ligne…

 

A vous y rencontrer, mes gones !