25.06.2008
Toulouse (3)
Cathédrale Saint-Etienne de Toulouse, fin
Après le tour de l’église, je reviens sur mes pas pour en découvrir l’intérieur. Je pourrais rentre par le nord — une entrée m’y invite. Mais je choisis d’emprunter le porche occidental. Bien m’en prend.
On pénètre une grotte romane, la blancheur du vaisseau gothique dans le fond, ses élévations lumineuses prolongent cet magnifique contraste déjà admiré à l’extérieur
.
Le mobilier est relativement décevant. Les stalles sont d'un baroque tout à fait affligeant (dans le sens où le style baroque en entier est un moment affligeant de l'histoire de l'humanité — mais cela n'engage que moi). Que l'on me comprenne : Le XVIIe siècle et la Contre-Réforme laissent encore quelques bêtes traîner, tolérées de ci, de là. Mais depuis la Renaissance, le monstre est devenu un amusement, une convention drôlatique, bref, un simple jeu de l'esprit là où il parlait, au moyen-âge, aux plus profonds instincts du visiteur. Mais j'aurai l'occasion de reparler des grotesques renaissants... next stop, Rome !
Alors... ici un faune sous la miséricorde d'une stalle, là une sirène... On est dans le joli, le mignon voire le mignard, le moral, le gentil, le léché...
Oh, ne rechignons pas trop : la virtuosité de la réalisation est indéniable. Il manque simplement un peu de vrai folie, là où seule la convention et le soi-disant "esprit" écrasent tout.
Je prends quelques clichés, rapidement et, j'ai peur, avec pour résultat un flou qui n'a rien d'artistique. Mais mon train attend... fin de ce chapitre toulousain ! Jusqu'à une prochaine visite.
11:08 Publié dans Expéditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gargouille, église, monstre, moyen-âge, toulouse





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