28.03.2008

L'auberge de la Jamaïque

 

1299779967.jpgDes fois, le hasard, les rencontres, les amis vous amènent à des lectures auxquelles on n'aurait jamais pensé. Franchement, ce livre, même s'il m'était tombé dessus depuis un rayonnage — sur la tête je veux dire — je ne sais pas si je l'aurais acheté.
Daphné du Maurier ? Ne la connaissant pas, j'aurais évité l'auteur. Comme ça, d'emblée. Encore une histoire de "gonzesses", tiens. Ca sentait le mélo larmoyant à plein nez. Limite Harlequin.

Réaction idiote ? Evidemment. 

Je serais passé à côté d'un excellent bouquin. En fait, pour rendre service à une amie chère,j'avais accepté d'aider sa fille à préparer un exposé en Français. Et vous devinez quel livre en était l'objet. Grâce à cela, j'ai découvert un roman alerte, sombre, aux descriptions soignées. Le plus réussi est la decription des personnages, très bien campés. Certes, c'est un peu une histoire de jeune fille innocente-et-pure qui est la victime de méchants hommes vilains-et-très-brutaux. Mais l'auteur nuance son approche de l'héroïne, et on avance, par petites touches et fines obsevations, dans les revirements de cœur d'une jeune femme, avec un réalisme sans concessions. 

Et puis... mon inculture crasse dans cette forme de littérature fut comme illuminée par la grâce, quand je découvris que Daphné du Maurier était l'auteur, par ailleurs, d'une nouvelle intitulée... "les oiseaux", et d'un roman... "Rebecca". Voilà pourquoi le scénario, et surtout la tension psychologique sont si prenants dans l'"auberge" : l'auteur derrière les films d'Hitchcock est aux manettes !

Eh bien, voilà un nouveau filon à poursuivre... 

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